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Les amours incompétentes .
lundi 5 août 2013, 09:07

"It is a shame that we should have met in harshness and coldness where there was once so much tenderness and so many dreams. Your song. I wish you had a little house with hollyhocks and a sycamore tree and afternoon sun embedding itself in a silver tea-pot... I want you to be happy... I love you anyway - even if there isn't any me or any love or any life - I love you." 
— Zelda Fitzgerald .

Ce n’était qu’à cet instant qu’elle n’avait jamais eu autant peur de le perdre. Elle le regardait avec les yeux d’une femme qui ne peut plus rien pour sauver son amour désespérer, comme un regard qui se perd dans le vide, qui se voue à la plus tendre contemplation. Elle fit exprès de rester en retrait, pour mieux l’admirer, pour mieux l’adorer. Et malgré tout ce chagrin, elle l’aimait. Elle l’aimait éperdument. Se fondre en lui n’était pas assez suffisant, elle aurait voulu le dévorer, le déchirer pour mieux s’immiscer en lui comme le sang qui coulait dans ses veines. Son amour pour lui l’avait rendu esclave, mais le bourreau qui demeurait toujours en elle malmenait cet amour. Il se tapissait dans les recoins sombres de son âme et s’amusait à torturer son cœur qui n’espérait qu’une chose ; aimer jusqu’à l’excès, aimer jusqu’à ce que son corps en soit repu et jusqu’à ce que son cœur en soit flétri complètement. 

Avant de quitter la pièce, il se retourna vers elle. Une éternité semblait s’être écoulée. Il la regarda et se dit qu’elle n’avait jamais autant pleuré par désespoir. Jamais elle n’avait été aussi belle, jamais il ne l’avait autant aimé qu’à cet instant. Avant de la quitter, il hésita à refermer la porte et murmura, sans vraiment la regarder, << Tu es tout pour moi, mais je ne suis qu’un incompétent >>. Une larme perla au coin son œil, mais du revers de la main, il la chassa bien vite et il ferma la porte. Il resta un moment derrière la porte, en silence, et il entendit la jeune femme pleurer. Il pouvait presque sentir les soubresauts de son corps, les souffles qui s’entrecoupaient tellement la lourdeur des bruits qui lui parvenaient étaient vifs. Il se sentit terriblement cruel, mais il fallait partir. Il fallait la quitter. Arrivé dans la nuit, il s’engouffra un peu plus dans la pénombre et marcha sans jamais se retourner, mais une voix perça le silence qui pesait sur lui. << Tu es le plus bel incompétent du monde. >> Il se retourna vers elle ; elle était là, juste devant lui et pour la deuxième fois, il tomba fou amoureux d’elle.

Libellés : Abysse, Phantasme

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Les amours incompétentes .
lundi 5 août 2013, 09:07

"It is a shame that we should have met in harshness and coldness where there was once so much tenderness and so many dreams. Your song. I wish you had a little house with hollyhocks and a sycamore tree and afternoon sun embedding itself in a silver tea-pot... I want you to be happy... I love you anyway - even if there isn't any me or any love or any life - I love you." 
— Zelda Fitzgerald .

Ce n’était qu’à cet instant qu’elle n’avait jamais eu autant peur de le perdre. Elle le regardait avec les yeux d’une femme qui ne peut plus rien pour sauver son amour désespérer, comme un regard qui se perd dans le vide, qui se voue à la plus tendre contemplation. Elle fit exprès de rester en retrait, pour mieux l’admirer, pour mieux l’adorer. Et malgré tout ce chagrin, elle l’aimait. Elle l’aimait éperdument. Se fondre en lui n’était pas assez suffisant, elle aurait voulu le dévorer, le déchirer pour mieux s’immiscer en lui comme le sang qui coulait dans ses veines. Son amour pour lui l’avait rendu esclave, mais le bourreau qui demeurait toujours en elle malmenait cet amour. Il se tapissait dans les recoins sombres de son âme et s’amusait à torturer son cœur qui n’espérait qu’une chose ; aimer jusqu’à l’excès, aimer jusqu’à ce que son corps en soit repu et jusqu’à ce que son cœur en soit flétri complètement. 

Avant de quitter la pièce, il se retourna vers elle. Une éternité semblait s’être écoulée. Il la regarda et se dit qu’elle n’avait jamais autant pleuré par désespoir. Jamais elle n’avait été aussi belle, jamais il ne l’avait autant aimé qu’à cet instant. Avant de la quitter, il hésita à refermer la porte et murmura, sans vraiment la regarder, << Tu es tout pour moi, mais je ne suis qu’un incompétent >>. Une larme perla au coin son œil, mais du revers de la main, il la chassa bien vite et il ferma la porte. Il resta un moment derrière la porte, en silence, et il entendit la jeune femme pleurer. Il pouvait presque sentir les soubresauts de son corps, les souffles qui s’entrecoupaient tellement la lourdeur des bruits qui lui parvenaient étaient vifs. Il se sentit terriblement cruel, mais il fallait partir. Il fallait la quitter. Arrivé dans la nuit, il s’engouffra un peu plus dans la pénombre et marcha sans jamais se retourner, mais une voix perça le silence qui pesait sur lui. << Tu es le plus bel incompétent du monde. >> Il se retourna vers elle ; elle était là, juste devant lui et pour la deuxième fois, il tomba fou amoureux d’elle.

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<< Nous ne sommes absolument rien, juste un amas de rires et de pleurs, entassé dans un faux sourire léthargique. Nous sommes identique à cet Albatros éploré, cet oiseau des mers qui ne peux marcher, empêcher par ses ailes de géant. >>
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