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Omniscient .
samedi 29 décembre 2012, 17:10


Narrateur omniscient ; Le narrateur sait tout des personnages et peut voir tous leurs faits et gestes. Il connaît leur passé, leur futur, leurs sentiments, leurs émotions, etc. Ce point de vue renvoie à un narrateur absent impliqué. Il est spectateur de toutes les scènes et des personnages.

Petite porcelaine blanche .
Vous êtes assis à une table, seul. Devant vous se dévoile un spectacle calme et vous observez nonchalamment les passants en songeant que la vie semble trépider sous leurs pas pressés. Les rayons du soleil viennent peu à peu vous caresser le visage et la légère brise fait virevolter vos cheveux. Le calme plat qui réside autour de vous vous paraît apaisant, agréable. Sans vous en rendre compte, une serveuse vient déposer devant vous une délicate petite tasse d'où émane un parfum empreint de volupté. Les effluves amers et sucrés se mélangent et bientôt, vous êtes submergé par ce somptueux parfum. Vous empoignez délicatement votre cuillère et la plongez dans le brûlant liquide noir. Rapidement, vous songez que ce liquide ressemble vaguement au bitume que l'ont étant sur les routes, cuisant sous la chaleur du soleil. Mais cette pensée vous semble soudainement quelque peu absurde, alors, d'un geste lasse, vous effectuez bruyamment quelques petits cercles avec votre cuillère. Le métal et la porcelaine s'entrechoquent violemment. Un bruit déchire alors le silence environnant, détruisant ainsi la beauté atypique du mutisme volontaire.  Après quelques secondes, vous approchez la porcelaine aux commissures de vos lèvres, prêts à siroter votre café. Après quoi, vous déposez délicatement la tasse sur une petite étoffe blanche et adossez fermement votre dos à la chaise. Le liquide vous brûle les joues, mais vous en savourez pleinement la morsure. 

Libellés : Provocation

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Charme poétique - L'érotisme saisissant .
jeudi 27 décembre 2012, 22:21

La balade de l’impossible.
Haruki Murakami

Tokyo, fin des années 1960. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.

La balade de l’impossible est un roman qui aborde plusieurs grands thèmes tels que l’amitié, la mort, le deuil, la sexualité ou encore la maladie. Tous sont d’une utilité tout a fait justifiable, mais l’un d’entre eux m’a semblé plus que récurrent. Je parle ici d’un sujet souvent très peu effleuré dans la plupart des romans, mais qui dans celui-ci, prend une place très importante et c’est bien évidemment celui de la sexualité. Chaque personnage, sans exception, a abordé le sujet avec bien des manières pour constituer peu à peu les piliers du récit. Cela peut paraître offensant ou même étrange sur les bords d’affirmer qu’un tel sujet puisse être à la base des quelques histoires qui s’entrechoquent dans ce roman, mais affirmer le contraire serait priver l’œuvre d’une importante partie de son ensemble. L’auteur le traite avec très peu de réticences, affectionnant le franc-parler qui vagabonde entre ses descriptions et ses dialogues. À la base, si Wanatabe et Naoko sont devenus si proches, c’est bien à cause de la nuit de ses 20 ans. Et pour cause, elle qualifiait ce moment ainsi : « Elle avait tout de suite compris que c’était exceptionnel. Cela n’aurait pas pu se reproduire deux fois. C’était le genre de choses qui n’arrivaient qu’une seule fois dans la vie. » L'érotisme quasi silencieux qui dicte cette douce ballade entre Naoko et Wanatabe nous transporte lentement vers un chemin sinueux, mais empreint d'un charme poétique. Cependant, avant de vivre ce calme plat, les protagonistes sont en proie à une toute autre dimension; sexuelle, maladive, névrotique. En très peu de temps, les deux amants se rapprochent, se touchent, puis s'éloignent enfin. Une souffrance presque viscérale s'empare d'eux, échafaudant de hauts murs invisibles, mais peu à peu, un interstice infime semble se fissurer, laissant lentement entrevoir un charme extatique, surréaliste sous les pâles reflets de la lune.  

D’une autre part, avec Reiko, le thème de la sexualité est abordé avec beaucoup moins de finesse. L’événement avec la jeune fille a été pour elle le début de sa longue agonie dans les tréfonds de sa quasi-démence, mais Wanatabe – bien que des années se soient écoulées avant qu’il ne s’introduise dans la vie de Reiko – fait revenir celle-ci à la réalité d’une curieuse façon : « Excusez-moi. J’ai peur, vous comprenez ? Il y a tellement longtemps que cela ne m’est plus arrivé. J’ai l’impression d’être une jeune fille de dix-sept ans en visite chez un garçon qui en profite pour abuser d’elle. » ( Pour les détails, consulter la page 442 ( Éditions Belfond, 2009 ), car je ne tiens pas à faire étalage de la suite ici. ) Pourtant, malgré un certain manque de tact, l'érotisme qui s'en dégage demeure saisissant lors de ces quelques scènes. À certains moments, on pourrait presque palper le désir mélancolique qui émane de ces deux corps perdus, s'adonnant doucement à une valse lancinante et enivrante. 

Ensuite, il y a Nagasawa, cet être qui collectionne les aventures d’un soir par simple désir de défi et de jouer, mais qui par le fait même, empêche Hatsumi d’être pleinement épanouie dans sa vie relationnelle. Cet homme fait preuve d'un érotisme frivole, naïf et cruellement simpliste. Et pour finir, il y a Midori, cette jeune fille pleine de vitalité qui ne cesse de demander à Wanatabe toutes sortes de questions qui a trait à la sexualité en général et qui un jour, lui propose même d’aller visionner un film plus ou moins suggestif. Elle est d'une insouciance désarmante, empreint d'une pudeur fragile, mais  légère. Bref, tous y passent, sans exception !

Le roman, La balade de l’impossible, fut écrit en 1986, au Japon. Ainsi, en prenant le contexte historique en considération, nous nous apercevrons que le Japon a vécu une réelle « décennie perdue » à cause de la bulle spéculative japonaise qui, en d’autres mots, désigne l’éclatement de la bulle économique du Japon dans les années 1986 à 1990. Dans le récit, Wanatabe est témoin de plusieurs mouvements révolutionnaires au sein de son université, mais cela n’est pas en lien avec le thème abordé ci-haut. En fait, si la sexualité semble être autant présente dans ce roman, c’est parce que le Japon prône une mentalité qui a du mal à accepter les débordements physiques en société et qui, en général, favorise des idéologies conservatrices. Ainsi donc, à force de garder tapis dans l’ombre un tel sujet, il n’est pas surprenant de lire un roman où, dans une certaine intimité, les personnages s’adonnent à de bien curieuses conversations. Encore aujourd’hui, il est mal vu de tenir la main à un quelconque interlocuteur dans les endroits publics, car si le Japon sort lentement de ses valeurs conservatrices, ce n’était certainement pas le cas en 1986. Pourtant, Murakami arrive à dépeindre dans son oeuvre un érotisme qui revêt à la fois les problèmes profond de l'humanité, mais aussi la rédemption des sens et des désirs enfouient.

Libellés : Books, Haruki Murakami, Phantasme

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Un début diaphane .
samedi 15 décembre 2012, 16:14

Je préfère lorsqu'il y a un commencement.
Un peu plus lorsqu'ils sont nébuleux, vagues, car les débuts semblent donner un sens, ou du moins, apportent quelque chose de concret. C'est en ces débuts, mine de rien, qu'un premier regard s'offre à nous; une image. Une idée qui perle lentement au fil du récit et c'est cette même idée, si habillement maniée, qui nous accroche, imperceptiblement, à cette histoire. Ils sont tissés avec finesse et lenteur, mais un charme hypnotique s'en dégage tout de même et parfois, s'en est presque névrotique tellement on frôle l'apogée d'une obsession passagère, car après tout, lorsque la fin arrive, c'est aussi la fin d'un rêve, d'un monde si adroitement construit. Quand la fin sonne et qu'elle paraît nous entourer délicatement, c'est un soubresaut au coeur qui nous traverse, qui nous déchire en un battement de coeur. Mais avant cette longue agonie, il y a les débuts.

Un de ces jours, un début prometteur gravera et débutera le commencement de mon oeuvre. Oui, un roman. C'est cela à quoi j'aspire et ce, du plus profond de mon âme. Ne dit-on pas toujours que l'auteur incorpore, bon gré mal gré, une partie de son propre souffle à l'intérieur même de ses écrits ? Je sais pertinemment que mon roman en sera un de ceux-là, comme une douce catharsis. Cela dit, avant d'en arriver là, j'espère pouvoir acquérir un certain potentiel, une certaine profondeur. Je ne souhaite pas écrire quelque chose que l'on aura envie de jeter au feu; au contraire, je voudrais qu'il envoûte, qu'il captive et qu'il fascine l'âme de celui qui le lira. Je veux, qu'au simple touché de ses pages, qu'on puisse palper la magnificence de cette oeuvre et qu'il puisse accaparer l'ensemble de nos songes et chimères. 

Pour faire court, ici sera mon long cheminement, parcouru d'embûches et d'ecchymoses, pour un jour entrevoir ce petit roman qui sera miens. 

Libellés : Abysse

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Omniscient .
samedi 29 décembre 2012, 17:10


Narrateur omniscient ; Le narrateur sait tout des personnages et peut voir tous leurs faits et gestes. Il connaît leur passé, leur futur, leurs sentiments, leurs émotions, etc. Ce point de vue renvoie à un narrateur absent impliqué. Il est spectateur de toutes les scènes et des personnages.

Petite porcelaine blanche .
Vous êtes assis à une table, seul. Devant vous se dévoile un spectacle calme et vous observez nonchalamment les passants en songeant que la vie semble trépider sous leurs pas pressés. Les rayons du soleil viennent peu à peu vous caresser le visage et la légère brise fait virevolter vos cheveux. Le calme plat qui réside autour de vous vous paraît apaisant, agréable. Sans vous en rendre compte, une serveuse vient déposer devant vous une délicate petite tasse d'où émane un parfum empreint de volupté. Les effluves amers et sucrés se mélangent et bientôt, vous êtes submergé par ce somptueux parfum. Vous empoignez délicatement votre cuillère et la plongez dans le brûlant liquide noir. Rapidement, vous songez que ce liquide ressemble vaguement au bitume que l'ont étant sur les routes, cuisant sous la chaleur du soleil. Mais cette pensée vous semble soudainement quelque peu absurde, alors, d'un geste lasse, vous effectuez bruyamment quelques petits cercles avec votre cuillère. Le métal et la porcelaine s'entrechoquent violemment. Un bruit déchire alors le silence environnant, détruisant ainsi la beauté atypique du mutisme volontaire.  Après quelques secondes, vous approchez la porcelaine aux commissures de vos lèvres, prêts à siroter votre café. Après quoi, vous déposez délicatement la tasse sur une petite étoffe blanche et adossez fermement votre dos à la chaise. Le liquide vous brûle les joues, mais vous en savourez pleinement la morsure. 

Libellés : Provocation


Charme poétique - L'érotisme saisissant .
jeudi 27 décembre 2012, 22:21

La balade de l’impossible.
Haruki Murakami

Tokyo, fin des années 1960. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.

La balade de l’impossible est un roman qui aborde plusieurs grands thèmes tels que l’amitié, la mort, le deuil, la sexualité ou encore la maladie. Tous sont d’une utilité tout a fait justifiable, mais l’un d’entre eux m’a semblé plus que récurrent. Je parle ici d’un sujet souvent très peu effleuré dans la plupart des romans, mais qui dans celui-ci, prend une place très importante et c’est bien évidemment celui de la sexualité. Chaque personnage, sans exception, a abordé le sujet avec bien des manières pour constituer peu à peu les piliers du récit. Cela peut paraître offensant ou même étrange sur les bords d’affirmer qu’un tel sujet puisse être à la base des quelques histoires qui s’entrechoquent dans ce roman, mais affirmer le contraire serait priver l’œuvre d’une importante partie de son ensemble. L’auteur le traite avec très peu de réticences, affectionnant le franc-parler qui vagabonde entre ses descriptions et ses dialogues. À la base, si Wanatabe et Naoko sont devenus si proches, c’est bien à cause de la nuit de ses 20 ans. Et pour cause, elle qualifiait ce moment ainsi : « Elle avait tout de suite compris que c’était exceptionnel. Cela n’aurait pas pu se reproduire deux fois. C’était le genre de choses qui n’arrivaient qu’une seule fois dans la vie. » L'érotisme quasi silencieux qui dicte cette douce ballade entre Naoko et Wanatabe nous transporte lentement vers un chemin sinueux, mais empreint d'un charme poétique. Cependant, avant de vivre ce calme plat, les protagonistes sont en proie à une toute autre dimension; sexuelle, maladive, névrotique. En très peu de temps, les deux amants se rapprochent, se touchent, puis s'éloignent enfin. Une souffrance presque viscérale s'empare d'eux, échafaudant de hauts murs invisibles, mais peu à peu, un interstice infime semble se fissurer, laissant lentement entrevoir un charme extatique, surréaliste sous les pâles reflets de la lune.  

D’une autre part, avec Reiko, le thème de la sexualité est abordé avec beaucoup moins de finesse. L’événement avec la jeune fille a été pour elle le début de sa longue agonie dans les tréfonds de sa quasi-démence, mais Wanatabe – bien que des années se soient écoulées avant qu’il ne s’introduise dans la vie de Reiko – fait revenir celle-ci à la réalité d’une curieuse façon : « Excusez-moi. J’ai peur, vous comprenez ? Il y a tellement longtemps que cela ne m’est plus arrivé. J’ai l’impression d’être une jeune fille de dix-sept ans en visite chez un garçon qui en profite pour abuser d’elle. » ( Pour les détails, consulter la page 442 ( Éditions Belfond, 2009 ), car je ne tiens pas à faire étalage de la suite ici. ) Pourtant, malgré un certain manque de tact, l'érotisme qui s'en dégage demeure saisissant lors de ces quelques scènes. À certains moments, on pourrait presque palper le désir mélancolique qui émane de ces deux corps perdus, s'adonnant doucement à une valse lancinante et enivrante. 

Ensuite, il y a Nagasawa, cet être qui collectionne les aventures d’un soir par simple désir de défi et de jouer, mais qui par le fait même, empêche Hatsumi d’être pleinement épanouie dans sa vie relationnelle. Cet homme fait preuve d'un érotisme frivole, naïf et cruellement simpliste. Et pour finir, il y a Midori, cette jeune fille pleine de vitalité qui ne cesse de demander à Wanatabe toutes sortes de questions qui a trait à la sexualité en général et qui un jour, lui propose même d’aller visionner un film plus ou moins suggestif. Elle est d'une insouciance désarmante, empreint d'une pudeur fragile, mais  légère. Bref, tous y passent, sans exception !

Le roman, La balade de l’impossible, fut écrit en 1986, au Japon. Ainsi, en prenant le contexte historique en considération, nous nous apercevrons que le Japon a vécu une réelle « décennie perdue » à cause de la bulle spéculative japonaise qui, en d’autres mots, désigne l’éclatement de la bulle économique du Japon dans les années 1986 à 1990. Dans le récit, Wanatabe est témoin de plusieurs mouvements révolutionnaires au sein de son université, mais cela n’est pas en lien avec le thème abordé ci-haut. En fait, si la sexualité semble être autant présente dans ce roman, c’est parce que le Japon prône une mentalité qui a du mal à accepter les débordements physiques en société et qui, en général, favorise des idéologies conservatrices. Ainsi donc, à force de garder tapis dans l’ombre un tel sujet, il n’est pas surprenant de lire un roman où, dans une certaine intimité, les personnages s’adonnent à de bien curieuses conversations. Encore aujourd’hui, il est mal vu de tenir la main à un quelconque interlocuteur dans les endroits publics, car si le Japon sort lentement de ses valeurs conservatrices, ce n’était certainement pas le cas en 1986. Pourtant, Murakami arrive à dépeindre dans son oeuvre un érotisme qui revêt à la fois les problèmes profond de l'humanité, mais aussi la rédemption des sens et des désirs enfouient.

Libellés : Books, Haruki Murakami, Phantasme


Un début diaphane .
samedi 15 décembre 2012, 16:14

Je préfère lorsqu'il y a un commencement.
Un peu plus lorsqu'ils sont nébuleux, vagues, car les débuts semblent donner un sens, ou du moins, apportent quelque chose de concret. C'est en ces débuts, mine de rien, qu'un premier regard s'offre à nous; une image. Une idée qui perle lentement au fil du récit et c'est cette même idée, si habillement maniée, qui nous accroche, imperceptiblement, à cette histoire. Ils sont tissés avec finesse et lenteur, mais un charme hypnotique s'en dégage tout de même et parfois, s'en est presque névrotique tellement on frôle l'apogée d'une obsession passagère, car après tout, lorsque la fin arrive, c'est aussi la fin d'un rêve, d'un monde si adroitement construit. Quand la fin sonne et qu'elle paraît nous entourer délicatement, c'est un soubresaut au coeur qui nous traverse, qui nous déchire en un battement de coeur. Mais avant cette longue agonie, il y a les débuts.

Un de ces jours, un début prometteur gravera et débutera le commencement de mon oeuvre. Oui, un roman. C'est cela à quoi j'aspire et ce, du plus profond de mon âme. Ne dit-on pas toujours que l'auteur incorpore, bon gré mal gré, une partie de son propre souffle à l'intérieur même de ses écrits ? Je sais pertinemment que mon roman en sera un de ceux-là, comme une douce catharsis. Cela dit, avant d'en arriver là, j'espère pouvoir acquérir un certain potentiel, une certaine profondeur. Je ne souhaite pas écrire quelque chose que l'on aura envie de jeter au feu; au contraire, je voudrais qu'il envoûte, qu'il captive et qu'il fascine l'âme de celui qui le lira. Je veux, qu'au simple touché de ses pages, qu'on puisse palper la magnificence de cette oeuvre et qu'il puisse accaparer l'ensemble de nos songes et chimères. 

Pour faire court, ici sera mon long cheminement, parcouru d'embûches et d'ecchymoses, pour un jour entrevoir ce petit roman qui sera miens. 

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