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Les envies asphyxiées .
vendredi 28 juin 2013, 23:03


J’aimerais tant faire naufrage, peut-être pourrai-je enfin découvrir ce qu’est le bonheur à l’excès, le plaisir qui ne cesse jamais. 

<< - Simplement te dire que je t'adore.
- Je t'adore encore plus, petit monstre. >>


Libellés : Abysse

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Tendresse - Spectre - Métamorphose .
vendredi 21 juin 2013, 15:40

Il ressemblait à un petit fantôme, du haut de ses nuages, fabricant ici et là quelques averses et orages. La tempête, c’était lui. Il n’était qu’un simple petit spectre, travailleur acharné de la fabrique de nuages. Vaporeux funambule, triste saltimbanque. Il était le créateur des merveilles du bas monde, mais il demeurait dans l’ombre de sa solitude insondable. Alors qu’un soir il regardait vers les confins du ciel, il se sentit basculer vers ce profond gouffre, cette abyssale chute dans le vide. Tout ici était gris. Il se pencha lentement, quelque chose en bas semblait attiser son regard et les voûtes hypnotiques du ciel s’écartaient doucement. Il tomba, flottant nerveusement vers ce monde timoré. Il n’y eut point de fracas, il tomba en silence. Tel un équilibriste, le petit spectre éthéré marchait, bien droit sur son fil électrique. Il fit quelques pas, mais le vacarme de l’humanité lui donna le vertige, alors, il s’arrêta pour mieux contempler cette cacophonie ambiante. Un peu plus bas, il pouvait apercevoir les passants marcher d’un pas frénétique, croulant sous les hoquets de l’horloge. L’étourdissement était tel qu’il trébucha. 

Dans sa douce déchéance, il croisa les pupilles vides d’une poupée d’écho ; hypnotisante créature, prenant vie sous quelques battements de doigts rattachés à des ficelles. Un fragment de temps et une seconde qui s’effaçait dans le vide. Le silence qui explosait dans ses tempes, la frénésie intérieure qui vermillonnait, empourprant les joues de petit fantôme gris. C’était la métamorphose des sens, un battement de cœur qui s’essouffle, s’éteint. Alors qu’elle se dérobait, il lui tendit naïvement ce qu’il croyait être la tendresse enfantine des années qui passaient, mais en réalité, c’était son amour asphyxié qu’il lui offrait, l’amour silencieux des amants égarés. Mais avec ses yeux vides de poupée blanche porcelaine, elle piétina cette faiblesse du cœur, brisant les joies timides du petit spectre qui, lentement, se fit sombre despote. Il se jeta sur la grève noire, le bitume lui brûlait les paumes et il pouvait sentir le regard sale de la poupée qui le surplombait. Tout en bas était morne, triste et douloureux, mais c’était à ce moment qu’un léger filet mouillé lui ruissela sur la joue. Il releva la tête et vit non loin de lui, juste un peu plus haut, tout au-dessus de lui, les quelques nuages gris qui le rappelaient, murmurant son nom avec faiblesse. 

La fabrique l’attendait. Elle faisait cracher le souffre des nuages, pompaient le vent à vive allure et rejetait les tempêtes et les orages diluviennes. Avant, son cœur ne portait pas la moindre fêlure et aujourd’hui, pour une simple poupée de fausses joies, il parvenait à sentir le terrassement vivifiant de la douleur humaine. Ce monde d’ici-bas n’était que le reflet vampirique du malheur, s’abreuvant du sang vicié, à la nuit tombée, des pauvres passants. La naïveté du petit spectre n’existait plus, elle avait disparu comme une traînée de poussière au vent. Et son amour, tantôt enfantin, devenait chimère noire sous le regard blême de son amante.

Libellés : Phantasme, Provocation

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Les envies asphyxiées .
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J’aimerais tant faire naufrage, peut-être pourrai-je enfin découvrir ce qu’est le bonheur à l’excès, le plaisir qui ne cesse jamais. 

<< - Simplement te dire que je t'adore.
- Je t'adore encore plus, petit monstre. >>


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Tendresse - Spectre - Métamorphose .
vendredi 21 juin 2013, 15:40

Il ressemblait à un petit fantôme, du haut de ses nuages, fabricant ici et là quelques averses et orages. La tempête, c’était lui. Il n’était qu’un simple petit spectre, travailleur acharné de la fabrique de nuages. Vaporeux funambule, triste saltimbanque. Il était le créateur des merveilles du bas monde, mais il demeurait dans l’ombre de sa solitude insondable. Alors qu’un soir il regardait vers les confins du ciel, il se sentit basculer vers ce profond gouffre, cette abyssale chute dans le vide. Tout ici était gris. Il se pencha lentement, quelque chose en bas semblait attiser son regard et les voûtes hypnotiques du ciel s’écartaient doucement. Il tomba, flottant nerveusement vers ce monde timoré. Il n’y eut point de fracas, il tomba en silence. Tel un équilibriste, le petit spectre éthéré marchait, bien droit sur son fil électrique. Il fit quelques pas, mais le vacarme de l’humanité lui donna le vertige, alors, il s’arrêta pour mieux contempler cette cacophonie ambiante. Un peu plus bas, il pouvait apercevoir les passants marcher d’un pas frénétique, croulant sous les hoquets de l’horloge. L’étourdissement était tel qu’il trébucha. 

Dans sa douce déchéance, il croisa les pupilles vides d’une poupée d’écho ; hypnotisante créature, prenant vie sous quelques battements de doigts rattachés à des ficelles. Un fragment de temps et une seconde qui s’effaçait dans le vide. Le silence qui explosait dans ses tempes, la frénésie intérieure qui vermillonnait, empourprant les joues de petit fantôme gris. C’était la métamorphose des sens, un battement de cœur qui s’essouffle, s’éteint. Alors qu’elle se dérobait, il lui tendit naïvement ce qu’il croyait être la tendresse enfantine des années qui passaient, mais en réalité, c’était son amour asphyxié qu’il lui offrait, l’amour silencieux des amants égarés. Mais avec ses yeux vides de poupée blanche porcelaine, elle piétina cette faiblesse du cœur, brisant les joies timides du petit spectre qui, lentement, se fit sombre despote. Il se jeta sur la grève noire, le bitume lui brûlait les paumes et il pouvait sentir le regard sale de la poupée qui le surplombait. Tout en bas était morne, triste et douloureux, mais c’était à ce moment qu’un léger filet mouillé lui ruissela sur la joue. Il releva la tête et vit non loin de lui, juste un peu plus haut, tout au-dessus de lui, les quelques nuages gris qui le rappelaient, murmurant son nom avec faiblesse. 

La fabrique l’attendait. Elle faisait cracher le souffre des nuages, pompaient le vent à vive allure et rejetait les tempêtes et les orages diluviennes. Avant, son cœur ne portait pas la moindre fêlure et aujourd’hui, pour une simple poupée de fausses joies, il parvenait à sentir le terrassement vivifiant de la douleur humaine. Ce monde d’ici-bas n’était que le reflet vampirique du malheur, s’abreuvant du sang vicié, à la nuit tombée, des pauvres passants. La naïveté du petit spectre n’existait plus, elle avait disparu comme une traînée de poussière au vent. Et son amour, tantôt enfantin, devenait chimère noire sous le regard blême de son amante.

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<< Nous ne sommes absolument rien, juste un amas de rires et de pleurs, entassé dans un faux sourire léthargique. Nous sommes identique à cet Albatros éploré, cet oiseau des mers qui ne peux marcher, empêcher par ses ailes de géant. >>
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Tu n'as pas à avoir peur, ce n'est qu'un bordel aux couleurs pourpres.
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