vendredi 15 février 2013, 23:03
Il y a cette attente ; cet obstacle.
Il y a cette attente
démesurée qui me laisse en proie à des frustrations grandissantes, à des
angoisses viscérales. Alors que c’est sur le bout de tes lèvres que réside le
dogme de ma rédemption, je me laisse choir tranquillement dans une opiniâtre douleur
d’être. Je me déteste presque d’être aussi noire, d’être aussi vide ou d’être carrément
lacéré par cette géhenne posthume. Ce n’est qu’en étant recroquevillée sur
moi-même que j’arrive à me sentir si diaphane, si prodigieuse sous le halo
blafard de la nuit.
Ô clarté vivifiante, ne serais-tu pas cette douce étrangère
qui manque à mon cœur ?
Libellés : Abysse
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