▲. billets ▲. à propos ▲. archives ▲. catégories ▲. crédits
Petits couteaux .
dimanche 4 octobre 2015, 20:51
Comme une pluie qui s'immisce au fond des trous. 
Des viscères, des lambeaux ; la chair. Des escarres à vif. Du sang coagulé qui dégouline.
Des trous. 
Un rideau noir qui recouvre tout. Il n'y a plus de roses à l'orée des trous. C'est le vide, l'écho résonne comme un fardeau. J'ai un manteau de larmes, petites perles salées qui recouvrent mes plaies. Des maux qui ne s'égarent jamais, ils sont là, ils murmurent. Le silence est morose. Il attend la nuit comme un peintre attend sa muse. Si je marche, le sol s'efface. Je ne ressemble pas à ces sourires qui s'émerveillent. Je suis dans les trous et je me décompose. Je n'attends rien, si ce n'est qu'un fracas qui brisera mes os. Je suis mon propre vampire qui meurt sous la nitescence du jour. 
Des trous, de la suie, des mots. 
La corde se resserre, mon cou s'étouffe, l'univers craque, le sol s'écroule, les os se calcinent, les chaînes se pendent. 

Le silence. 

Un sourire aux commissures des lèvres. 

Enfin, le souffle.


Libellés : Abysse

0 annotation.s

« older posts | back to the top | newer posts »
Petits couteaux .
dimanche 4 octobre 2015, 20:51
Comme une pluie qui s'immisce au fond des trous. 
Des viscères, des lambeaux ; la chair. Des escarres à vif. Du sang coagulé qui dégouline.
Des trous. 
Un rideau noir qui recouvre tout. Il n'y a plus de roses à l'orée des trous. C'est le vide, l'écho résonne comme un fardeau. J'ai un manteau de larmes, petites perles salées qui recouvrent mes plaies. Des maux qui ne s'égarent jamais, ils sont là, ils murmurent. Le silence est morose. Il attend la nuit comme un peintre attend sa muse. Si je marche, le sol s'efface. Je ne ressemble pas à ces sourires qui s'émerveillent. Je suis dans les trous et je me décompose. Je n'attends rien, si ce n'est qu'un fracas qui brisera mes os. Je suis mon propre vampire qui meurt sous la nitescence du jour. 
Des trous, de la suie, des mots. 
La corde se resserre, mon cou s'étouffe, l'univers craque, le sol s'écroule, les os se calcinent, les chaînes se pendent. 

Le silence. 

Un sourire aux commissures des lèvres. 

Enfin, le souffle.


Libellés : Abysse


« older posts | back to the top | newer posts »
REGARD - MIROIR
<< Nous ne sommes absolument rien, juste un amas de rires et de pleurs, entassé dans un faux sourire léthargique. Nous sommes identique à cet Albatros éploré, cet oiseau des mers qui ne peux marcher, empêcher par ses ailes de géant. >>
LE BORDEL DU STYX
Tu n'as pas à avoir peur, ce n'est qu'un bordel aux couleurs pourpres.
LE BORDEL DU STYX // LE BORDEL DU STYX // LE BORDEL DU STYX

BLOG ARCHIVES
décembre 2012 janvier 2013 février 2013 mars 2013 mai 2013 juin 2013 août 2013 novembre 2013 février 2014 mai 2014 juillet 2014 juillet 2015 octobre 2015 avril 2017
LES AUTRES
Abysse
Phantasme
Provocation
Le Bordel du Styx
link
link
link
link
 
CREDITS
Code base by Sagacity and edited by Melodice.
Leitmotiv - Some codes
Manatopia - Inspiration and colors
Lithium - Menu
Ferny Dust - Sozai