dimanche 4 octobre 2015, 20:51
Comme une pluie qui s'immisce au fond des trous.
Des viscères, des lambeaux ; la chair. Des escarres à vif. Du sang coagulé qui dégouline.
Des trous.
Un rideau noir qui recouvre tout. Il n'y a plus de roses à l'orée des trous. C'est le vide, l'écho résonne comme un fardeau. J'ai un manteau de larmes, petites perles salées qui recouvrent mes plaies. Des maux qui ne s'égarent jamais, ils sont là, ils murmurent. Le silence est morose. Il attend la nuit comme un peintre attend sa muse. Si je marche, le sol s'efface. Je ne ressemble pas à ces sourires qui s'émerveillent. Je suis dans les trous et je me décompose. Je n'attends rien, si ce n'est qu'un fracas qui brisera mes os. Je suis mon propre vampire qui meurt sous la nitescence du jour.
Des trous, de la suie, des mots.
La corde se resserre, mon cou s'étouffe, l'univers craque, le sol s'écroule, les os se calcinent, les chaînes se pendent.
Le silence.
Un sourire aux commissures des lèvres.
Enfin, le souffle.
Libellés : Abysse
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