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C'est parce que tu lui ressemble .
mardi 28 mai 2013, 11:55

C’est bouleversant. C’est un terrassement de l’âme en continu, perpétuellement en expansion. Comme un soubresaut du cœur, une fêlure aux commissures des lèvres, un trou béant dans la poitrine. L’ivresse qui s’empare de moi ressemble à une mise à mort après avoir retrouvé son amant perdu, égaré dans l’abîme de l’envie et de l’attente. Je me laisse tomber, yeux fermés, dans la gueule gigantesque du loup des nuits blanches à l’obsession. Cela fait l’écho d’un cri plaintif qui perce la solitude de la nuit cristalline. Titanesque désir qui ne cherche qu’à s’assouvir et à se calmer qu’après avoir fait la guerre. Il perd pied, il glisse sur la glace et abandonne tout contrôle. Tout se brise, tout se détruit sous le poids des corps humides et enlacés, comme un génocide intérieur, une implosion soudaine.

<< Il n’y aurait jamais de draps dans notre lit, car sans cesse repoussés au sol par notre agitation nocturne. Mais parce que je suis un être naturellement obsessionnel, je les replacerais toujours parfaitement juste avant d’aller dormir. Et toi, pendant ce temps, tu ne cesserais jamais de me dire à quel point je ressemble à ton père lorsque je tiens mordicus à une telle étiquette inutile. Parfois, il y aurait des journées difficiles, des nuits à fleur de peau, des soirées fêlées. Et malgré tout, les draps seraient toujours replacés. Mais la nuit où ils seront au sol, c’est qu’il sera trop tard. Avant que tout cela ne s’efface, je profiterais bien encore une fois de nos routines marginales, de nos épopées rocambolesques qui fardent les recoins tristes de nos vies timorées. Notre idylle ressemblerait à cette traversée des Grands Océans, parsemée de torrents et de tempêtes et malgré tout, ce serait beau. 
- Je t’apprécie.
- Moi aussi, évidemment. >>
Toutes ses épreuves, tous ses fardeaux dans l’unique but de partager le même recoin de lit. 

Libellés : Abysse

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C'est parce que tu lui ressemble .
mardi 28 mai 2013, 11:55

C’est bouleversant. C’est un terrassement de l’âme en continu, perpétuellement en expansion. Comme un soubresaut du cœur, une fêlure aux commissures des lèvres, un trou béant dans la poitrine. L’ivresse qui s’empare de moi ressemble à une mise à mort après avoir retrouvé son amant perdu, égaré dans l’abîme de l’envie et de l’attente. Je me laisse tomber, yeux fermés, dans la gueule gigantesque du loup des nuits blanches à l’obsession. Cela fait l’écho d’un cri plaintif qui perce la solitude de la nuit cristalline. Titanesque désir qui ne cherche qu’à s’assouvir et à se calmer qu’après avoir fait la guerre. Il perd pied, il glisse sur la glace et abandonne tout contrôle. Tout se brise, tout se détruit sous le poids des corps humides et enlacés, comme un génocide intérieur, une implosion soudaine.

<< Il n’y aurait jamais de draps dans notre lit, car sans cesse repoussés au sol par notre agitation nocturne. Mais parce que je suis un être naturellement obsessionnel, je les replacerais toujours parfaitement juste avant d’aller dormir. Et toi, pendant ce temps, tu ne cesserais jamais de me dire à quel point je ressemble à ton père lorsque je tiens mordicus à une telle étiquette inutile. Parfois, il y aurait des journées difficiles, des nuits à fleur de peau, des soirées fêlées. Et malgré tout, les draps seraient toujours replacés. Mais la nuit où ils seront au sol, c’est qu’il sera trop tard. Avant que tout cela ne s’efface, je profiterais bien encore une fois de nos routines marginales, de nos épopées rocambolesques qui fardent les recoins tristes de nos vies timorées. Notre idylle ressemblerait à cette traversée des Grands Océans, parsemée de torrents et de tempêtes et malgré tout, ce serait beau. 
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<< Nous ne sommes absolument rien, juste un amas de rires et de pleurs, entassé dans un faux sourire léthargique. Nous sommes identique à cet Albatros éploré, cet oiseau des mers qui ne peux marcher, empêcher par ses ailes de géant. >>
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