samedi 26 janvier 2013, 20:08
Nous ne sommes absolument rien, juste un amas de rires et de pleurs, entassé dans un faux sourire léthargique. Nous sommes identique à cet Albatros éploré, cet oiseau des mers qui ne peux marcher, empêcher par ses ailes de géant.
Maintenant que tout
est fini, que la page est brûlée et que l’histoire est achevée, j’ai une sorte
de mélancolie collée aux commissures de mes lèvres. Chaque fois que mes yeux
fatigués se posent sur cette robe, mon cœur semble se renfrogner. C’est alors qu’une
sensation envahit toujours mon esprit. Lentement, une odeur qui remonte en moi
et des arabesques qui se dessinent nonchalamment devant mon regard. Mon cœur me
transporte petit à petit sur un ce grand bateau, au cœur de cet océan noir
comme du goudron. Le ciel éclatant m’aveugle et les faibles nuages ne suffisent
plus à calmer la brûlure du soleil. Un frisson parcourt mon échine, mes cheveux
s’envolent et ma robe flotte au gré de la brise. L’air est doux, chaud,
enivrant. Mon cœur oublie un battement, j’ai soudainement si mal que j’en suis
toute chancelante. Ma mémoire fragmentée semble sortir de sa grande léthargie
et fait ressurgir ce silence. Ce doux mutisme qui se grave en moi comme un
moment charnel, comme une épopée nouvelle. De loin, je te vois fixer l’horizon.
Je te rejoins après quelques secondes et lorsque ton regard croise enfin le
miens, tu m’adresses ce léger sourire qui me fait tant plaisir. Un de ceux qui
semble vouloir dire que tout ira bien et que tout est parfait, vraiment
parfait. Mes mains se posent alors sur la rambarde et l’océan semble se dérober
sous le bateau qui fend les vagues. Le silence prône tous les mots qui
souhaitent se départirent de ce mutisme incessant. Le bateau finit par accoster
et ton sourire refait surface; tristement, les mots aussi d’ailleurs.
Libellés : Abysse
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